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Historique de Danses Afrolatines
Qu’entendons-nous par “Afro-latino”? : quand nous disons “afro-latino”, nous parlons de mélange, de siècles de métissage, de rythmes, de culture et de peuples. Pour différentes raisons et dans des circonstances diverses, des individus de cultures diverses ont été amenés ? se rencontrer sur le continent américain et ? se mélanger. Certains étaient des esclaves, d’autres provenaient de civilisations très anciennes, d’autres étaient des conquistadors… De l? est née une nouvelle forme d’expression, une culture riche par sa multiplicité et unique par son métissage.
Les Africains amenés comme esclaves sur le continent américain ont emportés avec eux leur culture, leur musique, leurs nostalgies et leurs rêves. Leur influence rythmique et culturelle marque l’évolution de la musique afro-latine. L’Indien a été pratiquement exterminé, tandis que l’empreinte de la culture précolombienne est surtout visible dans le domaine artisanal et culinaire. Il reste encore beaucoup ? découvrir de leur musique et de leurs danses. Ces trois ethnies se sont mélangées et leur descendance a donné naissance ? un nouveau peuple, métissé et complexe, en quête de reconnaissance d’une nouvelle identité plurielle.
Le tango, le merengue ou la rumba sont le résultat de siècles de métissage culturel et ethnique.
Cuba (Matanzas) capitale de la province du même nom, fondée en 1693, a été le port d’entrée de la main-d’œuvre venant d’Afrique, principalement du Congo, de l’Angola et du Sénégal. En effet, lorsqu’il y eut pénurie de main-d’œuvre – les Indiens étant exterminés dans les plantations parce qu’ils refusaient de travailler – on commença ? utiliser la main-d’oeuvre africaine. Matanzas fut le port d’entrée de ces esclaves noirs, jusqu’? l’abolition de l’esclavage en 1880. De Cuba, ces esclaves étaient ensuite envoyés ? travers toute l’Amérique pour travailler dans les plantations d’Amérique du sud, d’Amérique centrale et dans les plantations de coton d’Amérique du nord.
Les premières manifestations musicales furent fortement influencées par les racines africaines des esclaves noirs mais les artistes cubains développèrent très vite une réalité originale, permettant ? chacun d’apporter sa touche personnelle.
Le même phénomène se produisit dans les Caraïbes, dans le nord de l’Amérique du sud, et aux États-Unis. Les principaux groupes ethniques venus d’Afrique furent : les Carabalí, les Yoruba, les Dahomey et les Bantous. Ils purent tous conserver leurs traditions religieuses grâce au syncrétisme qu’ils réalisèrent avec les saints de l’église catholique, préservant du même coup leurs expressions artistiques tout en s’adaptant ? leur nouvel environnement. A cela, il convient d’ajouter le candomblé venu du Brésil, le locumi de Cuba, le vaudou de Haiti et le carabali de Colombie. La culture la plus populaire ? Cuba fut la locumi, dont la religion, la santeria, pratique le culte de divinités ou orishas, dieux yoruba, qui représentent les forces divines de la nature, l’univers et tous les aspects de la vie humaine.



